jeudi 23 août 2012

J'ai envie d'aller tellement loin d'ici, aussi loin que je peux, aussi loin que possible. loin, tellement loin. Mais que suis-en train de fuir ? ma lâcheté peut être. je me sens coupable pour ce que je vis aujourd'hui. on me dis de m'accepter comme je suis, que je suis bien comme je suis, que j'ai fait du mieux que j'ai pu avec ce que j'avais et que c'est tout ce que ça a pu donner: mon présent. et si ce n'était pas assez, assez pour moi ? Pourquoi s'efforce t-on de me changer, de changer ce que toute ma vie j'ai pensé, ce que mes parents m'ont appris ?
d'un autre côté, pourquoi est ce que je m'obstine tellement à ne pas les croire ? et si ils avaient raison ?
 
c'est tellement fatiguant de mener une vie pareille. j'allais dire combien c'était fatiguant d'être en vie mais je ne crois pas que je suis réellement en vie. respirer ne suffit pas pour l'être. se réfugier sur le canapé devant le télé quand j'en ai marre de tout et que j'ai simplement envie de me vider la tête, de passer le temps, ça ne l'est pas pour autant. retrouver enfin un tout petit bout d'envie pour lire un roman, tient c'est un bon bout de fil. l'objet de ce miracle est un roman de Guillaume Musso. "Sauve-moi", c'est comme ça que ça s'intitule. non ce n'est pas le titre qui m'a attiré. c'est plutôt la première phrase de la première page.
ça commence ainsi:
"Aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie.
inscription anonyme sur un banc de Central Park"
J'ai un passé, mais aujourd'hui c'est le premier jour du restant de ma vie, ce n'est pas la continuité de mon passé, au contraire c'est le début de mon futur, de mon avenir. En voici une idée motivante. Rompre avec le passé. Commencer quelque chose de nouveau.
le livre commence à m'intéresser.
vivement cette évasion qui m'emmènera surement loin, oui à new york, dans la peau d'une juliette qui à 28 ans, qui veut devenir actrice, qui a passé trois année a éssayer de réaliser son rêve et qui, la veille de son retour chez elle en France elle rencontre Sam, probablement celui qui deviendra l'élu de son coeur.
...
 
Heureusement que des échappatoires pareilles existent.
c'est ce qui va me permettre de me ressourcer un peu et surtout de m'oublier pendant un moment.
 

lundi 20 août 2012

Autocensure, je te hais
tu m'empêches d'exprimer ce que je pense et ressens au fin fond de moi par peur de ne pas plaire, par peur d'être jugée, par peur de voir changer le regard que les autres ont sur moi.
je reste là, à contourner et à contenir toute cette négativité à l'intérieur de moi, toutes ces idées, toutes ces envies que je reconnais insensées.
et si jamais j'arrive à surpasser ce surmoi qui m'empêche de traduire en paroles toutes les bêtises qui me passent par la tête?
En effet, elles sont loin d'être des bêtises.
ce sont la conséquence parfaite des sentiments que je ressens, de la douleur que je ressens et que j'ai emmagasiné et fui pendant tant d'années.
J'aimerais tellement avoir "a free talk",  arriver à être là, maintenant à cet instant même, vivre la seconde présente, être moi.
je ne sais pas qui je suis et ça me fait peur.
je ne sais pas ce dont je suis capable, à jusqu'où je peux aller.
je sais que mon instinct de survie est énorme, et que je suis incapable de me faire du mal, c'est d'ailleurs à partir de la que la vie devient encore plus dure.
la culpabilité est partout, même pour les choses que je n'ai pas faites.
Parfois je regrette d'être venue au monde, d'avoir alourdi le fardeau de cette famille, mais ça ne dépendait pas de moi.
parfois je me demande ou est ma place ? ou est ce que j'appartiens ?
incapable de me détacher de ce passé, ma seule envie est de me libérer. un peu de répit, un peu de repos.
j'aimerais pouvoir sourire pour sourire, juste sourire sans penser
j'aimerais rire et mourir de rire
j'aimerais que la lumière m'inonde, qu'elle me pénètre le coeur
j'aimerais pourvoir vivre, vivre pour de vrai
j'aimerai oublier ce que j'ai fait de ma vie et que je dois en faire
j'aimerais oublier la pression que je me fais subir et que mon entourage me fait subir rien que parce que je je n'arrive pas à terminer ma thèse et du coup à avoir mon diplôme et à commencer une carrière professionnelle.
j'aimerais revoir mon chat décédé le mois de mars dernier, j'aimerais le prendre dans mes bras et l'étreindre comme je fais quand je me sens seule, sentir son coeur ...
j'aimerais tant de chose mais comme ils disent "7eb 3la rou7ek"

je ne céderais pas à cette censure qui m'empêche d'évoquer ce qui importe vraiment. je finirais par trouver, par y penser, par pouvoir en parler, et enfin par me libérer.
je ne céderais pas à ce surmoi qui me tue à petit feu.