lundi 18 juin 2012

Je vis mon rêve ... Je me permets de le dire aujourd'hui.

Il y'a longtemps je me suis résignée. J'ai arrêté de rêver faute de ne pas voir mes rêves , même les plus réalistes et modestes d'entre eux, devenir réalité. Ce n'est pas ma faute, mais j'en avais assez des déceptions successives. Evidemment c'est ce qui arrive quand on tend au perfectionnisme et qu'on ne se permet pas les echecs, voire même les pseudo-échecs.
Aujourd'hui, je vis un rêve, j'avance dans mon cours de guitare alors qu'hier encore la guitare n'était qu'un rêve inaccessible, et plus important encore, je participe au concert de fin d'année au conservatoire. La peur de ne pas être à la hauteur essaye de gacher mon bonheur et mon enthousiasme mais je crois que ça va aller. J'espère que ça va être le début d'une série de réussite, même de petite réussite, j'en ai vraiment besoin.
Nchallah

jeudi 10 mai 2012

I just hoped ...

Était-ce une erreur ?

je n'ai jamais su ce qu'était une mère, je veux dire une vraie, une image parfaite de la mère.
Certains diront que c'est ingrat de ma part, mais je ne crois pas que c'est le cas. c'est juste mon ressenti, ma réalité, celle que j'ai vécu. je reconnais parfaitement que ma mère a fait de son mieux avec ce qu'elle a pu et que sa vie n'était pas du tout état facile mais je reconnais aussi des moments ou j'avais vraiment besoin d'elle en tant que mère et qu'elle ne l'était pas. ce ne sont pas que des moments en effet, je dirais même des années. comment une mère pourrait passer des années sous le même toit que sa fille sans s'en approcher vraiment, sans la connaître, sans savoir ce qui se passe avec elle. oui, c'est ma soeur aînée qui a pris toute la place. peut être bien. mais il était censé y avoir une place pour moi, une place intouchable.
dans le temps, je me contentais de vivre dans mon monde à moi, je vivais à l'écart, protégée de ma famille, et non protégée par elle.. les temps étaient fragiles.. y'avait plein de problèmes chez moi.. de cris, des bagarres, des disputes pour des sujets qui ne le plus souvent ne méritent pas mais.. maintenant que j'y repense je ne trouve que le souvenirs d'une mère absente et d'une atmosphère familiale incompatible avec la vie. Je m'en suis sortie mais avec plein d'égratinures.
Avec les temps j'ai grandi et je me suis ouverte au monde, j'ai eu des amies, et j'ai commencé à avoir des débris d'images de mères, des histoires par ci et par là. Les films et le cinéma donnent aussi plein d'images.. oui c'est du cinéma mais c'est quand même inspiré par la réalité. Bref, ça m'a fait prendre consience de l'écart exisatnt, entre ce que je suis, enfin, la relation que j'ai avec ma mère et celle qui a normalement du être.
anyway, aujourd'hui, je n'y pense pas vraiment, ce n'est plus une priorité, elle continue à faire de son mieux, moi aussi, peut être qu'il y'a moins de distance, mais de temps à autre les portes et les fenêtres s'ouvrent et je la vois tout près, exatement là ou j'ai envie qu'elle soit, alors ça me fait sourire. ça a l'air d'un rêve.. je cherche mes mots, j'en profite pour parler, parler à ma mère, lui parler de moi, de ce que je ressens.. elle m'écoute mais .. elle fait ce qu'elle peut, mais elle ne comprend pas ce que je dis. on dirait que ce qu'on a perdu, que nos monde sont destinés à ne jamais se croiser.
l'essentiel c'est marcher peu a peu. peut être que ça va se faire un jour.

A vrai dire, je ne pense plus à ma mère ni aux mères en général. J'ai trouvé autre chose.
Puisque j'adore les chats j'ai décidé d'avoir une mère chatte à la maison. Je savais qu'elles s'occupaient de leur petits avec tant de zèle et je voulais le voir de mes propres yeux. je n'attendais que ça. J'attentais avec impatience la mise à bas. Elle a eu quatre minous. j'espèrais voir une vraie maman chatte qui s'occupe de ses bébés mais là elle m'a complètement déçu. elle ne s'en ocupait que trop peu, juste le strict minimum, je dirais même que parfois je devais la forçer à les allaiter. Maitenant ils ont un mois et demi, ils ont grandi un peu alors je les laisse jouer dans le jardin. hier j'ai trouvé l'un d'eux inanimé. je l'ai pris, il respirait encore mais ne pouvait plus se tenir sur ses pattes. je lui ai apporté sa mère et elle a fait comme si ne rien était, comme si ça n'était pas le sien. Elle l'a laissé et a courut rejoindre les autres chats pour jouer.
La situation m'étonne vraiment. Beaucoup de personnes se plaignent de ces chattes qui ne veulent pas s'occuper de leur petits et les allaiter. je n'ai jamais cru qu'une telle indifférence pourrait s'installer, après tout chez les humains on peut s'attendre à tout mais chez les chats.. je n'ai jamais cru que ça pouvait être possible.

Voilà, j'ai juste espéré une belle vie pour mes chatons mais il parait que le destin leur a déjà  réservé plein de surprises, pas assez bonnes pour l'instant.

vendredi 23 mars 2012

Par moment on croit être à l'abri mais la vérité est qu'on ne l'est jamais, et qu'on n'a aucune chance de l'être, n'importe quelle chose peu arriver à n'importe quel moment, sans raison valable, quoi qu'on fasse. la prudence n'est jamais assez, on a beau faire attention, ça nous tombe dessus quand même..
et puis ça vient, ça se passe.. ça nous traverse et nous laisse..
je ne sais pas si on en sort vraiment ou si ça reste quelque part? il faut dire que le moindre millimètre carré de notre corps garde les souvenirs, vous ne me croyez pas, allez y, regardez vous dans un miroir et vous y verrez, la légèreté des printemps passés, et la lourdeur des automnes et des hivers. un visage, une peau, ça sert aussi à retenir prisonnières ces souvenirs, elle ne leur permet pas de s'effacer et de sombrer dans l'oubli.
La sécurité, ce besoin élémentaire..
Peut être que ressentir, vivre et jouir de cette sécurité nous fait passer à coté de la vraie vie.

mercredi 15 février 2012

Nostalgique à la personne que j’étais, j’ai l’impression que chaque jour laisse son empreinte sur mon âme, dans mon cœur, au plus profond de mes souvenirs, et ça me change peu à peu.. j’ai l’impression que je ne suis plus la même, que chaque jour m’éloigne encore plus de la personne que je suis, que j’étais.. je ne sais plus dans quel temps faudra que je conjugue ce verbe « être ». Pourtant je sais que ce serait plus sensé de le mettre au présent, indépendamment du passé et du futur.